Papers by Anne VIAL-LOGEAY

Classica et Christiana, 2026

Savoir, apprendre, éduquer chez Pline l'Ancien

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Impossibles retours ? Quelques considérations sur l’absence et sa conceptualisation dans la littérature latine

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La chasse aux espions ? Quelques remarques sur l’espionnage dans les littératures grecque et latine

Le Centre pour la Communication Scientifique Directe - HAL - Université Paris Descartes, 2017

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L'univers romain

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Les sources du savoir : quelques remarques sur Sénèque (Q.N., VI, 8) et Pline l’Ancien (H.N., VI, 181)

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Research paper thumbnail of La topographie de Rome chez Cicéron : quelques remarques sur l'invention d'un paysage politique

La topographie de Rome chez Cicéron : quelques remarques sur l'invention d'un paysage politique

"Je pense qu'il y a pour tout homme, comme pour tous les gens des municipes, deux patrie... more "Je pense qu'il y a pour tout homme, comme pour tous les gens des municipes, deux patries : une patrie de nature, une patrie de citoyennete. Ainsi, comme Caton, qui, bien que ne a Tusculum, a ete admis dans la cite du peuple romain, et qui, Tusculan de par son origine, Romain par sa citoyennete, possedait une patrie geographique et une patrie de droit (-) de meme, nous, nous considerons comme patrie celle ou nous sommes nes aussi bien que celle qui nous a accueillis. Mais il est necessaire que celle-la l'emporte dans notre affection par laquelle le nom de "republique" est le bien commun de la cite entiere. C'est pour elle que nous devons mourir; c'est a elle qu'il faut nous donner tout entiers, en elle qu'il faut deposer et pour ainsi dire sanctifier tout ce qui nous accueillis..." 1. Cet extrait des Lois de Ciceron represente, comme l'a souligne C. Moatti 2 , un des textes fondateurs de l'universalisme romain, a un moment ou Rome est desormais une grande ville, voire une tres grande ville, et draine bon nombre de Latins ou d'Italiens qui viennent y parfaire leur education et se lancer dans une carriere politique. Tel est notamment le cas de Ciceron, arrive dans l'Vrbs vers le milieu des annees 90 a.C. en compagnie de son pere et de son frere Quintus, afin de completer l'enseignement deja recu a Arpinum et devenir orateur accompli. Cette origine extra-romaine lui valut de nombreux sarcasmes et reproches auxquels il dut s'affronter constamment, et face auxquels il dut, non moins constamment, prendre position : que ce soit dans le Pro Sylla, en 62 a.C., dans le Pro Balbo en 56, ou dans les Philippiques 3 en 44 au soir de sa vie, le theme parcourt son oeuvre, et en 52 a.C., le texte des Lois theorise ce qui paraissait une impossibilite a la plupart de ses contemporains, a savoir l'appartenance a deux patries 4. Aussi n'est-il guere surprenant que cette proposition ait continue de rencontrer 1 Cic., De leg., 2.2.5 : Et illi et omnibus municipibus duas esse censeo patrias, unam naturae alteram ciuitatis ; ut ille Cato, quom esset Tusculi natus, in populi Romani ciuitatem susceptus est, ita, quom ortu Tusculanus esset, ciuitate Romanus, habuit alteram loci patriam, alteram iuris (-) nos et eam patriam dicimus , ubi nati, et illam qua excepti sumus. Sed necesse est caritate eam praestare e qua rei pubicae nomen uniuersae ciuitatis est, pro qua mori et cui nos toto dedere et in qua nostra omnia ponere et quasi consecrare debemus. 2 Cf. Moatti 1997, 194. Sur l'institution de la "commune patrie" par les juristes de l'epoque imperiale, cf. Humbert 1976 et Thomas 1996. 3 Cf. Pro Sylla, 22-23 "Mais ici tu as voulu, fort mal a propos, faire de l'esprit, en disant que j'etais, apres Tarquin et Numa, le troisieme roi etranger (-) Ce que je veux dire, replique-t-il, c'est que tu es originaire d'un municipe. Je le reconnais et j'ajoute meme : d'un municipe d'ou deux fois deja le salut est venu pour notre ville et pour l'Empire. Mais ce que je voudrais bien savoir de toi, c'est pourquoi ceux qui viennent des municipes sont des etrangers a tes yeux. Voila un reproche que personne n'a jamais fit a notre vieux M. Caton, bien qu'il eut quantite d'ennemis, ni a Tiberius Coruncanius, ni a M'. Curius, ni meme a mon compatriote M. Marius, en depit du grand nombre de ses envieux". En Phil., 3.15 Ciceron associe son cas et celui de la mere d'Octave, originaire d'Aricie : "Ne croirait-on pas l'entendre dire qu'elle est de Tralles ou d'Ephese ? Voyez comme on nous meprise, nous tous qui sommes originaires de municipes, c'est-a-dire nous tous absolument, car combien y en at -il parmi nous qui n'aient une telle origine ? Et quel municipe ne meprise-ton pas, si l'on dedaigne si fort celui d'Aricie, d'une origine si ancienne, jouissant du droit des confederes, si voisin qu'il confine presque a notre territoire, si grandement honore par le merite eclatant de ses habitants". 4 Il fallut attendre une quarantaine d'annees apres la fin de la guerre sociale pour que les communautes italiennes acquierent dans leur ensemble la citoyennete romaine, comme le rappelle Gabba 1994, 126. Rappelons que, par ailleurs, Ciceron etait traite de Graikos par les artisans et ouvriers, les banausoi (Plut.,

Entre action et image : quelques remarques sur la présence du Sénat dans l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien

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Délocaliser la culture?: quelques remarques sur l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien et la culture de son temps

Frigidam praeteritorum memoriam… Quelques remarques sur la mémoire dans les Déclamations majeures

Le ›Declamazioni maggiori‹ pseudo-quintilianee nella Roma imperiale, A. Stramaglia, A. Lovato, G. Traina eds, De Gruyter, 2021, 2021

Les travaux de ces dernières années ont à juste titre mis l’accent sur la dimension fictionnelle,... more Les travaux de ces dernières années ont à juste titre mis l’accent sur la dimension fictionnelle, voire ‘romanesque’ des Maiores: se pencher sur le thème de la mémoire pourrait donc apparaître comme une gageure. Toutefois, une rapide étude des occurrences de memoria témoigne d’un cadre d’ensemble relativement unifié, et de lignes de clivage structurantes, comme entre mémoire culturelle grecque et mémoire historique latine. De quoi s’interroger, à terme, sur la dimension identitaire des Déclamations majeures, particulièrement lors de la composition de l’anthologie qui nous est parvenue.

Plinio el Viejo y la construcción de Hispania citerior = Pliny the Elder and the construction of ... more Plinio el Viejo y la construcción de Hispania citerior = Pliny the Elder and the construction of Hispania citerior / Pilar Ciprés (ed.). -Vitoria-Gasteiz : Universidad del País Vasco/Euskal Herriko Unibertsitatea, Argitalpen Zerbitzua = Servicio Editorial, 2017. -340 p. : il., map.; 24 cm. -(Anejos de Veleia. Acta ; 14) Textos en francés, italiano y español.

Research paper thumbnail of "L'univers romain", in Histoire des émotions, G. Vigarello, G. Courtine, A. Corbin (dit.), Paris, Seuil, 2016, pp. 66-87
« À peine t'ai-je aperçue, Lesbia, que ma voix expire dans ma bouche ; ma langue est paralysée, u... more « À peine t'ai-je aperçue, Lesbia, que ma voix expire dans ma bouche ; ma langue est paralysée, un feu subtil coule dans mes membres, un bourdonnement intérieur fait tinter mes oreilles et une double nuit s'étend sur mes yeux 1. » L'intensité du coup de foudre vécu par Catulle fut telle qu'il en revit encore les manifestations physiologiques : bourdonnements d'oreille, trouble visuel, perte de la parole – quelle ironie pour un poète ! Cette réécriture latine, au i er siècle av. J.-C., d'un poème grec de Sappho, qui vécut au vii-vi e siècle av. J.-C., ferait presque croire à des émotions universelles, partagées par les Grecs et les Romains, voire par un Français du xvii e siècle : « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue », s'écrie la Phèdre de Racine. De telles citations laisseraient croire à peu de diffé-rences entre « eux » et « nous », et à une proximité entre les Romains et notre époque pour ce qui concerne les émotions, puisqu'ils étaient à même de décrire d'une façon qui nous est accessible celles que l'on peut qualifier de « simples » ou d'universelles : la colère, l'amour, la peur, le chagrin… et auxquelles les plus riches, dans leurs luxueuses demeures, étaient constamment renvoyés par les statues expressives de l'art hellénistique. Toutefois, la strophe finale, ajout proprement catullien, insistant sur le désarroi de la conscience coupable du jeune homme, fait évoluer le poème vers une autre dimension, où la morale civique heurte de front le désir et la passion : « L'oisiveté, Catulle, t'est funeste ; l'oisiveté te transporte et t'excite trop ; l'oisiveté, jadis, a perdu tant de rois et de villes florissantes. » L'évocation discrète des leçons de l'histoire et de l'épopée vient ici appuyer une morale de l'effort qui n'apparaissait pas chez la poétesse de Lesbos ; plus encore, le thème de la passion aliénante ne renvoie pas d'abord à une aliénation par rapport à soi (même si celle-ci est bel et bien présente dans le texte), mais à une aliénation de l'individu par rapport à la cité. Subsumée sous 66 264469FEB_HISTOIRE_DES_EMOTIONS1_cs6_pc.indd 66

Je pense qu'il y a pour tout homme, comme pour tous les gens des municipes, deux patries : une pa... more Je pense qu'il y a pour tout homme, comme pour tous les gens des municipes, deux patries : une patrie de nature, une patrie de citoyenneté. Ainsi, comme Caton, qui, bien que né à Tusculum, a été admis dans la cité du peuple romain, et qui, Tusculan de par son origine, Romain par sa citoyenneté, possédait une patrie géographique et une patrie de droit (-) de même, nous, nous considérons comme patrie celle où nous sommes nés aussi bien que celle qui nous a accueillis. Mais il est nécessaire que celle-là l'emporte dans notre affection par laquelle le nom de "république" est le bien commun de la cité entière. C'est pour elle que nous devons mourir; c'est à elle qu'il faut nous donner tout entiers, en elle qu'il faut déposer et pour ainsi dire sanctifier tout ce qui nous accueillis..." 1 .

«Lendemains de guerre dans l’Enéide», in Lendemains de guerre. De l'Antiquité au monde contemporain : les hommes, l'espace et le récit, l’économie et le politique, F. Pernot et V. Toureille, Bruxelles, Peter Lang, 2010, pp. 23-42

«L'autre de Rome ? Quelques remarques sur l'île de Taprobane dans l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien», in M.-F. Marein, P. Voisin & J. Gallego, Figures de l'étranger autour de la Méditerranée antique. A la rencontre de l'Autre, Paris, L'Harmattan, coll. "Kubaba", 2010, pp.159-167

Le 15 marc 44 av. J.-C. << tandis que César s'asseyait, les conjurés I'entourèrent sous prétexte ... more Le 15 marc 44 av. J.-C. << tandis que César s'asseyait, les conjurés I'entourèrent sous prétexte de lui rendre hommage et tout de suite Tillius Cimber, qui s'était chargé du premier rôle, s'approcha davantage cofilme pour lui demander une faveur. Mais, César, faisant un signe de refus et le renvoyant du geste à un autre moment, Tillius saisit cette fois sa toge aux épaules; alors, comme César s'écriait : << cette fois, c'est de la violence >>, I'un d'eux, Casca,

«Des raisons de punir : quelques remarques sur le discours des philosophes dans la Rome antique»,in A. Sousa Costa (éd.), Entre Droit et morale : la finalité de la peine. Journée d’études du 13 novembre 2007, Université Paris Ouest Nanterre la Défense, Bern, Peter Lang, 2010, pp. 25-40

«Quand la région était moderne ... le poète Ausone et son Aquitaine», in Le Roman et la Région, Actes du Colloque de Périgueux 19-21 janvier 2007, J. Chevé et F. Lacoste éds, Périgueux, La Lauze, 2009, pp. 43-57

«Difficiles naissances romaines. Mises à mort, exposition d’enfants dans la Rome antique ... des pratiques sans théorie», dir. M. Prum, Ethnicité et Eugénisme, coll. “Racisme et Eugénisme”, Paris, L’Harmattan, 2009, pp. 125-143.