Papers by Pierre-Henry BAS

4 -On retiendra les principales manifestations : Archéologie expérimentale et histoire de la guer... more 4 -On retiendra les principales manifestations : Archéologie expérimentale et histoire de la guerre un état des lieux, organisée par P.-H. BAS et B. Schnerb, Lille III, 3 décembre 2010. Les arts de guerre et de grâce (xiv e -xviii e siècle), De la codification du mouvement à sa restitution : hypothèse, expérimentations et limites, organisée par P.-H. Bas, D. Kiss-Mützenberg et D. Jaquet, Lille III, 21 et 22 mai 2012. De la salle d'armes au champ de bataille, Le maniement des armes dans les guerres de la Renaissance, organisée par P. Brioist et S. Galli, Tours, 23 mai 2013. L'expérimentation du geste Méthode d'investigation des arts de grâce et de guerre du Moyen Âge à l'époque moderne, organisée par F. Abbott, N. Baptiste, P. Ivanova, D. Jaquet et D. Kiss, Genève, 17, 18 et 19 octobre 2013. Les arts de Mars, théories et pratiques de l'Antiquité à la Renaissance : l'apport de l'expérimentation gestuelle, organisée par P.-H. Bas, C. Dermineur,

Acta Periodica Duellatorum
Fencing and the art of combat in general can bring you to think of an argument, a serious convers... more Fencing and the art of combat in general can bring you to think of an argument, a serious conversation between two individuals or two groups. Conversely, intellectual disputes and discursive exchanges can be compared to actual duels with the difference that questions, answers, and reasoning replace gestures, defences, and attacks. This rather simplistic vision deserves to be questioned in regard to the medieval and Renaissance periods, in particular from the written productions resulting from the theorisation and the inscription of these two forms of interaction: the scholastic dispute and the art of fencing. This article aims to make the link between the mechanism of the scholastic dispute, which has existed since the Middle Ages and which persists in the Renaissance, and the world of the art of medieval and early modern combat, which is materialised through the treatises of fencing and wrestling written by educated masters-at-arms as well as the practice of public fencing competit...

The fighting at the end of Middle Ages and during the first Modernity : theories and practices
Pourquoi et comment se battait-on à la fin du Moyen Âge et durant le XVIe siècle ? Avec quelles a... more Pourquoi et comment se battait-on à la fin du Moyen Âge et durant le XVIe siècle ? Avec quelles armes ? Et en suivant quelles règles ou quels principes ?L’objectif de ce travail est de répondre à ces questions en s’interrogeant sur les utilisations théoriques et pratiques de l’armement présent dans les sociétés européennes du Moyen Âge tardif et de la Renaissance. Trois axes principaux seront à l’étude :– tout d’abord, celui de la réalité du terrain à travers l’étude des sources judiciaires, en particulier les lettres de rémission qui attestent de la présence et de l’utilisation d’une arme pouvant conduire à la blessure ou à la mort d’un individu.– ensuite, celui de la théorie des armes à travers l’étude des Fechtbücher, les livres de combat germaniques écrits par les maîtres d’armes du XVe et XVIe siècle. Ces derniers expliquent le maniement des différentes armes tel que celui des épées, des armes d’hast ou de la dague, ainsi que les fondements de l’art de la lutte et de l’escrime ...
Acta Periodica Duellatorum, 2021
The article discusses the “self-defense” techniques presented in fightbooks and treaties. The obj... more The article discusses the “self-defense” techniques presented in fightbooks and treaties. The objective is to determine if these techniques take the reality of fight in account, to evaluate the difference between theory and practice in remaining safe during an aggression. In order to do so, this work uses crossed analysis, with remission letters (judicial sources) studied in the light of the knowledge contained in the fight-books. This study is based on the sorting out of weapons, wounds, and times of death found in remission letters (the data of real fight). In parallel, the theorization of fight in treaties will be taken in account.
Le cheval et l’animal dans les livres de combat germaniques et italiens (xive-xvie siècles). Entre réel et symbolique
Publications du Centre Européen d'Etudes Bourguignonnes, 2021
Le cheval et l’animal dans les livres de combat germaniques et italiens (xive-xvie siècles). Entre réel et symbolique
Publication du Centre européen d'études bourguignonnes, 2021

La Renaissance dans les anciens Pays-Bas XVIe- XVIIe siècles, 2022
[FR] Cet article est la transcription partielle d’une démonstration les armes à la main, donnée l... more [FR] Cet article est la transcription partielle d’une démonstration les armes à la main, donnée lors du colloque Portraits et représentations des anciens Pays-Bas tenu à l’université d’Artois en novembre 2018. Son objectif est d’illustrer une pratique emblématique de la Renaissance, mais pourtant méconnue dans ses détails : l’escrime, « la noble science des joueurs d’espée ». Il se propose de présenter succinctement et de manière concrète quels gestes, quels mouvements, quelles escrimes pouvaient être pratiqués lors des rassemblements publics d’escrimeurs au XVIe
siècle, et complète celui de Cyril Dermineur qui traite des aspects institutionnels et fonctionnels des confréries de joueurs d’épées.
[En] This article is a partial transcript of a live demonstration of armed combat, presented during the colloquium "Portraits and representations of the former Netherlands" held at the University of Artois in November 2018. Its aim is to illustrate a quintessential practice of the Renaissance, yet often overlooked in its intricacies: fencing, "the noble science of swordplay". It seeks to briefly outline and concretely demonstrate which gestures, movements, and fencing techniques could have been practiced during public gatherings of fencers in the 16th century. This presentation complements Cyril Dermineur's exploration of the institutional and functional aspects of swordplay guilds.

Le combat à la fin du Moyen Âge et dans la première modernité : théories et pratiques
Pourquoi et comment se battait-on a la fin du Moyen Âge et durant le XVIe siecle ? Avec quelles a... more Pourquoi et comment se battait-on a la fin du Moyen Âge et durant le XVIe siecle ? Avec quelles armes ? Et en suivant quelles regles ou quels principes ?L’objectif de ce travail est de repondre a ces questions en s’interrogeant sur les utilisations theoriques et pratiques de l’armement present dans les societes europeennes du Moyen Âge tardif et de la Renaissance. Trois axes principaux seront a l’etude :– tout d’abord, celui de la realite du terrain a travers l’etude des sources judiciaires, en particulier les lettres de remission qui attestent de la presence et de l’utilisation d’une arme pouvant conduire a la blessure ou a la mort d’un individu.– ensuite, celui de la theorie des armes a travers l’etude des Fechtbucher, les livres de combat germaniques ecrits par les maitres d’armes du XVe et XVIe siecle. Ces derniers expliquent le maniement des differentes armes tel que celui des epees, des armes d’hast ou de la dague, ainsi que les fondements de l’art de la lutte et de l’escrime ...
Les arts de guerre et de grâce (XIVe-XVIIIe siècles)
Acta Periodica Duellatorum, 2019
The Italian Pietro del Monte left us a wonderful work on the martial arts of the late XVth centur... more The Italian Pietro del Monte left us a wonderful work on the martial arts of the late XVth century. Writing on weapons, gear, and fighting techniques, he gives special attention to horses and horseback fighting. In this succinct article, the goal is to present the two different types of cavalry that are covered directly or indirectly by Monte and to show his wide experience in the field, which led him to suggest some pragmatic techniques and not just write a book showing a wide range of technical and tactical possibilities.
Expérimenter le maniement des armes à la fin du Moyen Age Experimente zur Waffenhandhabung im Spätmittelalter, 2016
This is a comparison betwenn two famous master-at-arms of the 16th century, Paul-Hector Mair and ... more This is a comparison betwenn two famous master-at-arms of the 16th century, Paul-Hector Mair and Camillo Agrippa
Acta Periodica Duellatorum Volume 7: Issue 1, 2019
The Italian Pietro del Monte left us a wonderful work on the martial arts of the late XVth centur... more The Italian Pietro del Monte left us a wonderful work on the martial arts of the late XVth century. Writing on weapons, gear, and fighting techniques, he gives special attention to horses and horseback fighting. In this succinct article, the goal is to present the two different types of cavalry that are covered directly or indirectly by Monte and to show his wide experience in the field, which led him to suggest some pragmatic techniques and not just write a book showing a wide range of technical and tactical possibilities.

Revue e-Phaïstos Vol.4.n°1 avril 2015 , 2015
Les dagues, couteaux et autres poignards semblent
appartenir à une catégorie en tous points oppos... more Les dagues, couteaux et autres poignards semblent
appartenir à une catégorie en tous points opposée
à l’épée. Si cette dernière possède un caractère
empreint de noblesse et de justice, la symbolique
du poignard est toute autre : c’est celle de la
colère et du meurtre. Cette image se retrouve dans
les lettres de rémission de la fin du Moyen Âge et de
la Renaissance. Ces lettres patentes données par
une autorité afin d’absoudre l’auteur d’un crime —
appelé le suppliant— avant son jugement montrent
que les dagues et les couteaux sont des objets communs
portés par toutes les catégories sociales, le
plus souvent pour des raisons d’utilité quotidienne
(c’est le cas du petit couteau taille pain). Certains
ont l’allure d’atour symbolique, à l’exemple des
dagues portées entre les jambes aux formes phalliques
parfois assez évidentes. Mais les dagues et
les couteaux sont également des armes de fortune
en cas de rixe ou d’agression, c’est pourquoi les
textes normatifs en interdisent le port, ou
n’autorisent seulement que des lames d’une certaine
longueur ou démunies d’une pointe trop aiguë.
Ces interdictions semblent rarement respectées
et l’ensemble de la population est susceptible
de se servir de ce type d’armes dès que le danger
guette. Cette présence quotidienne des dagues
conduit à leurs fréquentes utilisations en cas de
conflit. Ceci explique sans doute aussi
l’enseignement du combat avec cet équipement par
les maîtres d’armes, que l’on retrouve dans les livres
d’armes ou livres de combat germaniques
(Fechtbücher) datant de la même période.
Ainsi, cette double représentation, dans des
sources pourtant si différentes conduit à nous interroger
sur son utilisation technique et à se demander
si l’emploi martial d’une dague ou d’un couteau est
universel, ou bien en quoi il peut être influencé par
la spécificité du contexte, lorsque celui-ci est aussi
sérieux qu’une rixe, ou bien au contraire ludique.
e-phaïstos Vol.4, n°1 avril 2015, 2015
Introduction aux articles issus du colloque organisé à l’université Lille III Charles de Gaulle, ... more Introduction aux articles issus du colloque organisé à l’université Lille III Charles de Gaulle, par le laboratoire IRHiS-UMR CRS 8529.Les 21 et 22 mai 2012.
Acta Periodica Duellatorum. Volume 1, Issue 1, Pages 179-195, 2013
The article discusses the "self-defense" techniques presented in fight-books and treaties. The ob... more The article discusses the "self-defense" techniques presented in fight-books and treaties. The objective is to determine if these techniques take the reality of fight in account, to evaluate the difference between theory and practice in remaining safe during an aggression. In order to do so, this work uses crossed analysis, with remission letters (judicial sources) studied in the light of the knowledge contained in the fight-books. This study is based on the sorting out of weapons, wounds, and times of death found in remission letters (the data of real fight). In parallel, the theorization of fight in treaties will be taken in account.

Acta Periodica Duellatorum, APD6/1, pp. 183-199, 2018
For many years, various associations in France have been working on a new way to practice their h... more For many years, various associations in France have been working on a new way to practice their historical martial hobbies with swords. Free sparring and competition have been and always will be good tools, but from a technical and tactical standpoint they are maybe quite distant from the original sources and historical documents. Some techniques and other material from martial arts manuals and treatises are often neglected or considered to be too academic. In fact, if the idea of martial opposition is present, we cannot say that today's practices are a rebuilding of any historical practices, whether playful or serious. Based on this observation, my doctoral work, in collaboration with the REGHT association 1 , has led us to propose a new school of practices based on a new reading of martial arts manuals. The project is aimed at anybody who uses a bladed weapon as part of their studies of historical fencing, principally in the form of sparring and friendly competitions. Its name: the Convention of the Sword Players.
BIBLOGRAPHIE PIERRE-HENRY BAS
2019
L’art chevaleresque du combat, le maniement des armes à travers les livres de combat (XIVe-XVIe siècle), 2013
Uploads
Papers by Pierre-Henry BAS
siècle, et complète celui de Cyril Dermineur qui traite des aspects institutionnels et fonctionnels des confréries de joueurs d’épées.
[En] This article is a partial transcript of a live demonstration of armed combat, presented during the colloquium "Portraits and representations of the former Netherlands" held at the University of Artois in November 2018. Its aim is to illustrate a quintessential practice of the Renaissance, yet often overlooked in its intricacies: fencing, "the noble science of swordplay". It seeks to briefly outline and concretely demonstrate which gestures, movements, and fencing techniques could have been practiced during public gatherings of fencers in the 16th century. This presentation complements Cyril Dermineur's exploration of the institutional and functional aspects of swordplay guilds.
appartenir à une catégorie en tous points opposée
à l’épée. Si cette dernière possède un caractère
empreint de noblesse et de justice, la symbolique
du poignard est toute autre : c’est celle de la
colère et du meurtre. Cette image se retrouve dans
les lettres de rémission de la fin du Moyen Âge et de
la Renaissance. Ces lettres patentes données par
une autorité afin d’absoudre l’auteur d’un crime —
appelé le suppliant— avant son jugement montrent
que les dagues et les couteaux sont des objets communs
portés par toutes les catégories sociales, le
plus souvent pour des raisons d’utilité quotidienne
(c’est le cas du petit couteau taille pain). Certains
ont l’allure d’atour symbolique, à l’exemple des
dagues portées entre les jambes aux formes phalliques
parfois assez évidentes. Mais les dagues et
les couteaux sont également des armes de fortune
en cas de rixe ou d’agression, c’est pourquoi les
textes normatifs en interdisent le port, ou
n’autorisent seulement que des lames d’une certaine
longueur ou démunies d’une pointe trop aiguë.
Ces interdictions semblent rarement respectées
et l’ensemble de la population est susceptible
de se servir de ce type d’armes dès que le danger
guette. Cette présence quotidienne des dagues
conduit à leurs fréquentes utilisations en cas de
conflit. Ceci explique sans doute aussi
l’enseignement du combat avec cet équipement par
les maîtres d’armes, que l’on retrouve dans les livres
d’armes ou livres de combat germaniques
(Fechtbücher) datant de la même période.
Ainsi, cette double représentation, dans des
sources pourtant si différentes conduit à nous interroger
sur son utilisation technique et à se demander
si l’emploi martial d’une dague ou d’un couteau est
universel, ou bien en quoi il peut être influencé par
la spécificité du contexte, lorsque celui-ci est aussi
sérieux qu’une rixe, ou bien au contraire ludique.